INTERIM - Rébellion - Reprise en main - Cela seul - Panodia comme guide - Nos possibles - Expériences de pensée - Vivre de leur vie - Pélerinage et Offrandes - Antoine ou Félicité - Perspectives après guérison.
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| Antoni Tapies - La practica del arte - Museu Tapies |
8 mars 2026
Phase intérimaire où je donne libre cours aux voix qui soutiennent ou, au contraire, qui résistent au projet intellectuel comme à celles qui en anticipent les prochaines phases.
Histoire de respirer entre des billets philosophiques devenus plus exigeants et de les montrer en train de se faire. C’est donc aussi le chantier des idées, dans un désordre assumé mais toujours avec un souci de lisibilité.
L'appendice au présent article, intitulé Perspectives après guérison, donne quelques pistes de lecture pour peaufiner le modèle Panodia.
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Rébellion
Laissons parler le "B" en moi :
Malgré ma volonté d’aller plus loin dans la description de mon cosmos Panodia, je prends la décision d'arrêter ici l’écriture des idées.
Voilà plus d’un an que je décris cet ultime refuge. Je l’ai trouvé. Je l’ai même mis à l'épreuve. Il me convient.
Comme le but à atteindre n’est ni point ni ligne mais zone floue où des marges de progrès semblent toujours possibles, j’ai prolongé mon effort de compréhension. Mais j’aurais beau sophistiquer Panodia, la doctrine est désormais satisfaisante en terme de cohérence globale et d’universalité. Les recoins d’ombre sont autant de terrains de jeu pour la méditation.
Je m'arrête pour ne pas entraver l’étape suivante, celle que la doctrine avait vocation de préparer. Expliciter outre mesure risquait de renforcer le soi et de durcir le for intérieur. Je me revendique néo-épicurien et non pas stoïcien : l'épicurien va spontanément vers le monde et vers l’autre tandis que le stoïcien se replie sur le soi jusqu'à atteindre le stade de la statue intérieure.
Le lecteur en moi reprend donc sa totale liberté. Le lecteur mais aussi l’observateur et l’écouteur, le capteur. Il y aura toujours une forme de méthode, mais elle ne visera pas à m’approprier quelques signes d’intelligibilité de plus sur ce cosmos qui m'accueille déjà, mais à le laisser prendre possession de moi.
Un nouveau journal pourrait être cet espace de réceptivité au monde. A condition toutefois qu’il n’engage plus le soi, et moins encore l’intellect. De forme radicalement libre il laisserait parler les autres ainsi que les choses venant à ma rencontre.
Quant à Panodia, c’est en rassemblant les articles de l’année passée qui lui sont consacrés que je verrai mieux les compléments théoriques essentiels à lui apporter. En publiant l’ensemble révisé sous la forme d’un essai unique, le cycle des images élémentaires m’apparaîtra peut-être comme une pièce essentielle du dispositif.
C’est le terme d’une étape de l’existence et le début d’une autre. Si l’écriture devait y avoir sa part, ce serait comme auxiliaire, là encore, et non pas comme objectif. L’amateur écrit pour mieux vivre mais il ne vit pas pour écrire.
Moi, "A", je pense que le mouvement réside dans l’intellect et dans sa perpétuelle recherche. Il faut préserver ce moteur sans lequel tout s’arrête. Mais il faut aussi savoir déposer les acquis de la recherche dans une forme simple, accessible, communicable, voire assimilable à une habitude.
Cette forme d'écriture qui ne dissocie pas la recherche intellectuelle de la vie dans sa plus grande simplicité, qui n’est pas obligée de les alterner pour qu’elles co-existent, existe sans doute. Au fond, c’est cela l’objectif : effacer cette dernière frontière. Le pinson et le phanème.
Comme "B", je pense donc qu'une nouvelle phase commence. Mais, contrairement à lui, je me rends compte que l'écriture est devenue la vie.
Cela seul
Mon propos philosophique devient sans doute de plus en plus personnel, détaché du tronc commun. Je garde pourtant le souci d’être compris. Ce chemin d’intellection reste partageable en théorie mais pour avancer je dois désormais accepter qu’il ne le soit plus. L’attraction que je ressens n’est plus pour mes semblables, du moins pour ceux que je pourrais prendre par la main. Elle est dirigée vers Cela, une autre instance qu’il s’agit, elle aussi, de convaincre. Oui, le Dieu auquel je m’adresse, si c’en est un, n’est pas donné, il se gagne et n’a jamais fini de se gagner. C’est Cela seul qui me reconnaîtra.
Panodia comme guide
Sans Panodia ma pensée resterait errante et, faute de pouvoir inventer par soi-même, elle finirait par se tarir et par renoncer. Le projet existentiel attire les idées à lui. Le modèle cosmologique les accueille, le soi leur confère sa consistance. Je fais tous les matins une pêche très sélective aux idées, je rejette beaucoup plus que je ne retiens, et c’est ce tri impitoyable qui donne son intérêt à ma démarche. Le contraire en somme d’un projet philosophique professionnel.
Il s’agit, chaque matin, de veiller à rester en prise directe sur la vie. Critérium essentiel sans lequel mon intellect ne produit rien qui vaille.
Nos possibles
On est noyé dans tout ce qu’on pourrait être. On est submergé par ses propres potentialités. Par exemple, la mémoire nous appâte sans arrêt en présentant à la conscience des souvenirs bouleversants, ceux du désir et de l’amour en particulier, et qui font de nous des êtres poétiques en puissance. Ce plan de la mémoire heureuse est inépuisable, mais d’une richesse déstabilisante. Qui est capable de garder l’équilibre au milieu de telles déferlantes ? Les grands poètes, les grands artistes sans doute. À moins qu’ils ne soient capables de s’y abandonner jusqu'à s’y perdre.
Être c’est préserver la liberté de trier parmi des possibilités in(dé)finies. C’est avoir conscience de ce qu’on a choisi et de ce à quoi on a renoncé. Il n’y a pas d’être nu mais des grades de l’être réglés sur le niveau de cette liberté intérieure.
Expériences de pensée
Je ne m'attendais pas à être conforté dans mon attirance spontanée pour l'épicurisme par un point de doctrine séminal de Panodia : la définition du Réel phénoménal. Pour Épicure le réel est tel qu’il nous apparaît. Il n’est rien sans une instance qui l’appréhende. Il n’est rien en soi. On est ici au cœur de la phénoménologie de l’expérience, de l’éprouver. Épicure a été littéralement dénaturé par le matérialisme et le sensualisme des XVIIe et XVIIIe français et continue de l’être aujourd'hui par ces mêmes philosophies, contaminées de surcroît par un hédonisme de très mauvais aloi. La sensation chez lui fait corps avec l’objet du ressenti et elle ne se limite pas aux produits, trop humains, des cinq sens. C’est bien une appréhension, ou une aperception, qui engage l’éprouvant dans sa relation au Tout. Je ne vois rien encore dans mes lectures qui contredise cette façon d'envisager l'épicurisme.
On pourrait considérer comme nulles et non avenues les théories (visions) cosmologiques des anciens, la science contemporaine les ayant rendues caduques. Mais quand on y regarde de plus près - par exemple moi en ce moment avec l'épicurisme - on se rend compte que les philosophes d’alors ne prétendaient pas expliquer la reality, soumettre des faits à l'épreuve d’autres faits, mais simplement saisir ce qu’une pensée nue venue d’ailleurs cherchait à leur signifier. Et bien, cette pensée débarrassée des scories de l’opinion, cette pensée en action usant des outils universels que sont l’inférence et l’induction, cette pensée émancipée, leur suggérait des concepts qui, malgré les strates de signification que le temps a interposées entre eux et nous, restent pertinents et créatifs de nos jours. Ils pratiquaient ni plus ni moins ces expériences de pensée qui ont permis à Einstein, faisant retour aux sources de notre aperception humaine du monde, de faire ses prodigieuses découvertes. J’y reviendrai lorsque j’essaierai, à ma manière limitée, de mettre la physique épicurienne (physiologia) en regard de la physique quantique et de la cosmologie contemporaine.
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L’un des grands mérites de Panodia est de pouvoir accueillir toutes les croyances sincères, aussi transitoires soient-elles. Nous sommes faits, chacun d’entre nous, de la somme de nos velléités et de nos virtualités, notamment en matière spirituelle. Panodia s’impose ainsi comme le cadre général dans lequel on ne s’interdit rien, le Tout dans lequel Tout peut encore s’inscrire.
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Je reprends pied dans mon corps avant l'intervention chirurgicale dans un mois. Je me resaisis. Un mieux passager dans une période de dégradation. Cette fragilité s’associe à une certaine volupté, probablement liée à une attention accrue à une partie de moi que je ne soupçonnais pas avant. Je me rapproche de moi tout en étant relativement indifférent à tout ce qui pourrait m’arriver. Après avoir bâti une philosophie saine c’est peut-être le centre de mon repos que je suis en train de trouver.
Vivre de leur vie
Rousseau, Châteaubriand - Gracq, Jouhandeau, et puis tous les autres : j’en aime tant ! Comme pour mes humbles écrits, ce n’est pas tant le contenu de leurs œuvres qui importe que la qualité du ciment qui en relie les éléments. Et ce ciment, c’est l’image personnelle que je me fais de chacun d’entre eux, image dont je me plais à croire qu’elle est originale. Si je devais écrire sur eux (à la suite de mes lectures), c’est uniquement pour mieux pénétrer cette vision personnelle. Mais je sais bien qu’il est trop tard pour donner une forme à ces amours-là.
Car écrire c’est exagérer le sacrifice des gens ordinaires. C’est se résigner à privilégier quelques pans de soi. Un seul même souvent. C’est aussi s’aliéner à la durée. Écrire c’est remplir des lignes et des lignes de signes en espérant que de tous ces mots finisse par émerger un sens. Les écrivains ont consenti à ce sacrifice pour nous. Dès lors pourquoi se fatiguer ? Il nous suffirait, passé un certain âge, passé le temps des conquêtes et de la reconnaissance, d’en sélectionner quelques uns, selon des critères personnels, et de vivre de leur vie.
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Je sors de la clinique, embarrassé de tuyauteries et obligé de gérer les fuites. Mon ventre est encore gonflé par le gaz carbonique que le chirurgien a injecté pour séparer les organes. Pathétique. Mon corps dans le miroir n’est autre que celui de mon père à mon âge, ou à peu près, et soignant les mêmes maux. À l'époque je ressentais une certaine empathie pour lui, mêlée de dégoût. Mon sentiment aujourd'hui est celui d’une vraie filiation et même d’une identité, d’une solidarité obligée qu’il me sera impossible de nier. Mon corps est son corps et c’est parvenu à ce stade de quasi-déréliction que j’en prends conscience. Je l’ai sincèrement et profondément haï, méthodiquement chassé de ma maison, mais il revient par la fenêtre. Signe de reconnaissance réciproque. Je ne m’en défendrai plus.
Pèlerinage
Comment emporter avec soi les écrivains aimés, ceux qui ont été de véritables compagnons de vie ? Une bonne dizaine pour moi. Souvent je pense qu’il faudrait relire une à une leurs œuvres avant de mourir, refaire le chemin avec méthode, une deuxième fois. Et très vite je suis perdu : par qui commencer ? Faut-il alterner ? Et surtout : aurai-je le temps ? Je sens que ce pèlerinage de relecture est incompatible avec ma finitude. Et cela me désole, comme si j’avais manqué d'anticipation, comme si je n’avais pas assez tôt réalisé que le devoir de reconnaissance est quelque chose qui se prépare bien à l’avance. Puis me consolent des pensées plus raisonnables, comme celle de préserver seulement une ou deux idées d’eux, pensées d’eux qui me relient étroitement à eux et qu’il me sera facile d’emporter dans la tombe. Ces pensées essentielles qui se passent d’une relecture sur quelques écrivains de ma vie, c’est ici que je les écrirai. Ce n’est pas seulement suffisant, c’est essentiel.
Et ce type d'offrandes en raccourci, je voudrais avoir le temps de les adresser à tous ceux que j’ai, ne serait-ce qu’un peu, aimés. Mon tombeau est leur tombeau.
Antoine ou Félicité
Comme dernière étape sur le chemin du perfectionnement, je me proposais d'apprendre, avant qu’il ne soit trop tard, à faire rapidement le chemin de retour, lequel consiste à remonter vers la conscience pure, primordiale, incréée (voir mon dernier billet). Cet apprentissage je prétendais le faire par la lecture de quelques œuvres de fiction décrivant précisément un tel retour (puis de méditer sur leur message). J’en ai déja nommées trois dans mon billet précédent (Melville, Flaubert, Broch).
Mais il faut bien voir que l’approche intellectuelle, sophistiquée même ici, d’une attitude instinctive est hautement paradoxale. L’intellect comble un manque qu’il a lui-même contribué à créer en subtilisant à l'excès la simple préparation à la mort et en nous éloignant du corps propre, qui est lieu de sa réception. Il se peut que cela ne serve à rien, que le retour vers l’origine s'effectue en général au tout dernier moment, sans forcer et dans la plus parfaite quiétude. Si l’on s’en tient aux personnages de Flaubert, l'exemple ici n’est pas l’Antoine de la Tentation mais la Félicité d’Un cœur simple. La qualité de la mort, tout comme celle de la vie, n’a évidemment rien à voir avec la sophistication de la pensée, ni avec une sagesse concertée à l'excès.
C’est donc par pure curiosité et avec un regard critique, voire amusé, que je lirai ces livres, non pour m'initier ni pour gagner en sagesse. Car le minuscule gain d'intelligence que je pourrais en acquérir risquerait de m'éloigner du vrai but.
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25 avril 2026
Perspectives (après ma guérison)
Deux mois plus tard, la santé retrouvée, cet essai de recentrage des objectifs au travers de livres à lire :
EN COURS
Physique quantique et cosmologie contemporaine. Intégration au volet physique du modèle Panodia.
Cette nouvelle phase de mon étude s’appuiera sur Par delà le visible, ouvrage de Carlo Rovelli (2015), physicien théoricien et vulgarisateur lumineux. Il sera mis en regard du livre de son ex-collègue Lee Smolin intitulé La renaissance du temps (2013). Smolin, contrairement à Rovelli, croit en l’existence du Temps et à une mémoire de l’Univers.
Enfin je développerai l’idée que cette mémoire de l’univers est déposée dans certaines de ses Formes (Rupert Sheldrake, La mémoire de l’Univers), et préservée dans l’Ordre replié (David Bohm, Wholeness and the implicate order), l'analogue d’Unusia dans mon propre modèle.
Comme certains de ces auteurs, je me référerai aux philosophies antiques mais aussi à l’école spiritualiste française menant à Henri Bergson. Je pense notamment à Lucrèce et à son De natura rerum, à mettre en regard avec le Bergson de l'Évolution créatrice et de Matière et mémoire et avec Félix Ravaisson notamment dans De l'habitude.
Je ne pense pas que cette étude remettra en cause ma croyance au Temps (car il ne s’agit que d’une croyance). Mais je me demande si les divergences à ce sujet entre physiciens-philosophes (Rovelli vs Smolin) ne sont pas liées à leur définition respective (et implicite) du Temps. Comment en effet faire l'économie d’une Mémoire du monde (Sheldrake) ? C’est probablement sur le caractère d’évidence de cette Mémoire que le Temps peut être fondé et non pas sur une théorie physique qui, comme toute théorie scientifique, risque un jour de se trouver dépassée.
Unusia, le compartiment de la Mémoire dans mon modèle Panodia, devrait en sortir mieux caractérisé.
Pour mes articles je privilégierai le format de l'essai comparatif consistant à mettre en regard deux ou plusieurs ouvrages par rapport à un nombre limité de concepts transversaux. Ainsi mes prochains articles seront-ils consacrés à la comparaison des ouvrages mentionnés plus haut de Rovelli, Smolin et Sheldrake (Carlo, Lee et Rupert) et sur le profit que j’en retire pour Panodia.
EN PRÉVISION
La grammaire du modèle, ce que les anciens appellent la logique ou la canonique, se resserre autour des règles de la Sémiose des Formes (en triple référence à Ovide, Charles S. Peirce et René Thom). Les cosmologies contemporaines en sont toutes empreintes, comme je viens de m’en rendre compte à la lecture de l’ouvrage de Jean-Pierre Luminet, L’écume de l’espace-temps. Cela souligne le caractère d'universalité de ce thème de la Sémiose des Formes.
On perçoit la continuité entre ce thème et celui des Formes modèles déposées dans la Mémoire. Le cycle permanent - et sans solution de continuité - entre les deux compartiments de Panodia repose en effet sur la transitivité entre les Formes modèles reposant dans Unusia, compartiment mémoriel, et les Formes en transformation du Réel phénoménologique, l’autre compartiment.
L'intuition fondatrice, celle qui m’a conduit spontanément à cette réflexion profane et naïve sur l’Unus mundus, reposait sur les Formes en biologie. Elle y retournera inévitablement mais en les intégrant à la transformation de l’univers phénoménal dans son ensemble.
Quant au volet éthos de Panodia, il n’est encore qu’esquissé. Au moins deux auteurs de référence contemporains, à côté des anciens : Francisco Varela (l’Énaction et l’aspiration à la conscience originelle) et Étienne Souriau (l’Instauration et les différents plans de l’existence). L’Énaction et l’Instauration définissent pour moi deux attitudes existentielles complémentaires visant à restituer la place de la personne dans le Tout (Panodia), la première par un retour à la conscience-source commune, la seconde par la conception de l’existence humaine comme potentialité illimitable.
L’étude de ces deux auteurs, complétée par la lecture d’œuvres romanesques susceptibles d’illustrer leurs propositions, pourrait me permettre de lier plus étroitement - et plus explicitement - ma vie personnelle à ma propre conception du monde.
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Cette vision d'ensemble indique ce qu'il me reste à faire pour que mon univers personnel soit correctement défini, pour qu'il soit "bouclé" en quelque sorte. Mais il est déjà bien dessiné et cela ôte à l'écriture personnelle une partie de sa fonction proprement heuristique. Jusqu'ici la découverte des idées marchait de front avec l'écriture. Les questionnements, le défrichage et le déchiffrage, le tâtonnement, les redites et les récurrences, les petits cailloux laissés sur le chemin, les illuminations soudaines provoquées par la friction avec un concept ou même avec un mot isolé, tout cela faisait partie de la construction du projet.
Maintenant que le modèle est à lui-même sa propre justification et que la priorité est de parachever, peaufiner, orner même, l'écriture ne devrait plus tant accompagner un progrès intellectuel que viser à partager un univers. Il me semble que pour y parvenir il faut s'émanciper plus encore de la "lettre" des livres, d'une part privilégier les synthèses didactiques de Panodia à destination de lecteurs imaginaires curieux de s'immiscer dans mon monde et d'autre part laisser le verbe se répandre dans toutes les dimensions où il est capable de se répandre, notamment dans la dimension intime, au moyen d'un nouveau journal du lecteur.
Dans les deux cas, Synthèses et Journal, les livres sont mentionnés comme sources et comme contreforts de l'inspiration personnelle, comme jalons indispensables, mais ils ne seront pas étudiés pour eux-mêmes.